[ 31/01/04 - Actualité - 7 commentaires]
Il est parfois agréable de tirer sur l’ambulance...
Le vendredi 30 janvier 2004, le tribunal de Nanterre a condamné Alain Juppé à 18 mois de prison avec sursis et 10 ans d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs du RPR (plus d'infos...)
Le système mis en place
par le parti gaulliste - rebaptisé depuis UMP - de 88 à 95, lui permettait de faire rémunérer
son personnel par des entreprises de la Mairie de Paris. En d’autres termes, MM. Chirac et Juppé détournaient
l’argent public des parisiens pour financer leur parti politique.
Puisque l’ambulance passe, c’est avec une joie non dissimulée que nous dégainons. Soyons clairs: outre le fait qu’il est un voleur, nous n’avons pas apprécié l’action du "charismatique Alain" lors de son passage à Matignon en 95. Nous n’apprécions pas non plus la façon qu’il a de considérer ouvertement ses concitoyens comme des demi-merdes.
Cette condamnation aura au moins le mérite d’empêcher son retour annoncé au gouvernement. Ne boudons pas notre plaisir, même si nous considérons qu’une condamnation avec sursis n’est pas cher payer pour des faits aussi graves... et que le principal coupable dans cette affaire ne doit son impunité qu’à son immunité présidentielle.
On s’amusera évidemment de la réaction très "homme de parole" de Juppé, qui après avoir crié haut et fort qu’il se retirerait de la vie politique en cas de condamnation, s’est empressé de faire annoncer qu’il ferait appel de ce jugement.
On s’appitoiera aussi un peu sur le sort de Raffarin, de plus en plus seul face au Grand Méchant Sarko que, du coup, ses obsessions vont finir par empêcher de se raser. L’empressement du "gringo de Poitiers" à défendre Juppé dès l’annonce du verdict en parlant de "jugement temporaire" nous a définitivement fait passer le goût du café (Jacques Vabre).
On n’oubliera pas non plus nos amis les "socialistes pantouflards" qui se refusent à utiliser cette affaire comme argument électoral. Comme si détourner de l’argent public était une faute mineure. Il faut admettre qu’en la matière, ils ont des raisons de se faire tout petits.
Pour finir, on rappellera à M . Chirac que c’est à nous qu’il doit de ne pas être condamné aujourd’hui. Nous qui avons choisi d’élire "l’escroc" contre le "facho" à la dernière présidentielle. Ce choix était évidemment le seul possible. En revanche, on se souviendra le moment venu que les responsables de la probable poussée électorale de Le Pen aux prochaines élections sont... ceux que nous avions élu pour nous en préserver et qui font tout pour échouer.
Vivement que l’ambulance repasse.
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Il est temporairement impossible de poster un commentaire: nos modos sont en vacances. A bientôt;)