[ 17/02/04 - Internet ]
Cherchez "miserable failure" dans Google. La biographie officielle de George W. Bush sur le site de la Maison Blanche et Le site de Michael Moore vous sont proposés comme premières réponses... Google bombing.
Cherchez "député liberticide" et c’est le site de Jean Dionis, député d’Agen et rapporteur de la LEN qui sort en
première position dans Google... Google bombing.
A quelques semaines de son introduction en bourse, le plus célèbre des moteurs de recherche serait-il devenu contestataire? Chercherait-il à piétiner les plates-bandes du Canard Enchaîné ou des Guignols de l’info? Evidemment non. Le portrait-robot du concurrent selon Google ressemblerait plutôt à Bill Gates.
Ces résultats surprenants ne sont que les conséquences logiques d’opérations de "Google Bombing".
Le phénomène repose sur l’algorithme utilisé par Google pour sélectionner et classer les sites dans son index, en réponse aux requêtes des internautes. L’importance d’un site y est jugée en fonction du nombre de liens hypertextes qui pointent vers ce site sur internet. C’est le principe du PageRank de Google.
Au delà de ce simple critère mathématique, le texte des liens pointant vers un site est pris en compte par Google pour déterminer de quel sujet il traite.
D'autres Google bombings:
weapons of mass destruction
french military victories
Le Google bombing exploite les faiblesses de cette pierre angulaire de l’algorithme de Google. Il suffit en effet
à quelques webmasters motivés de mettre en place le même lien, avec le même texte, vers le site de leur victime sur leurs pages web pour
que l’effet recherché soit atteint quelques semaines plus tard: le site de la victime sort en première position dans Google sur les mots-clés choisis.